Competition de Hobbyhorse le saut d’obstacles

Comme son nom l’indique, le saut d’obstacle en hobby-horse consiste à sauter des haies en courant avec son cheval bâton.

Cette discipline se rapproche du saut de haie en athlétisme.

La cavalière et le cheval se présentent face à la haie. La cavalière tient d’une main le bâton, et de l’autre la bride. Le cheval bâton se dirige au trot puis au galop vers la haie et saute la haie de front.

Si l’obstacle est plus haut, alors le saut se fait sur le côté, mais il ne s’agit pas de tourner le dos à l’obstacle comme au saut en hauteur en athlétisme, car il n’y a pas de matelas pour rattraper la monture et son cavalier.

En fait, suivant la hauteur de l’obstacle, la technique de saut en hobby horse va soit se rapprocher de celle de la course de haie, soit du saut en hauteur d’avant l’invention du fosbury (le saut en hauteur en franchissement dorsal), car le cheval doit retomber sur ses pattes (ou plutôt sur les jambes de sa cavalière).

Hobby-horse : qualités requises pour le saut d’obstacle

Le saut d’obstacle est une discipline très physique et complète. Elle mobilise tous les muscles du corps.

Il faut avoir une bonne endurance et une bonne détente.

L’équilibre et la conscience de son corps dans l’espace est certainement la qualité la plus importante comme on va le voir dans le chapitre suivant.

Difficultés du saut d’obstacle en hobby Horse :

Contrairement au saut de haie pratiqué sans bâton cheval. Le saut de haie du hobby horse ne permet pas d’équilibrer son corps en utilisant les bras comme balancier. Il faut en effet tenir d’une main le bâton, et de l’autre les rênes du cheval.

D’autre part, il faut veiller à ce que le bâton ne cogne pas l’obstacle !

On peut voir le saut d’obstacle en cheval bâton comme une épreuve de saut de haie avec un handicap : Le bâton cheval.

C’est là tout le paradoxe du hobby horse. Loin de porter la cavalière comme un cheval, le cheval bâton semble plutôt être un poids, et une difficulté supplémentaire.

athlètes

En voyant cette photo d’athlètes sautnat des haies, on comprend la difficulté que rajoute l’emploi du bâton cheval. Il n’est plus question de faire usage des bras pour contrebalancer déséquilibre du corps.

Alors, c’est stupide ?

Au contraire, le fait de rajouter une difficulté est de toute évidence une qualité dans le sport, d’une manière générale.

D’ailleurs quand on y pense, la course de haie en athlétisme est bien une façon de rajouter une difficulté à la course sans haie !

On pourrait citer aussi la course en sac, qui, si elle n’est pas (encore) une discipline olympique n’en reste pas moins un sport ludique et très physique.

Dangers du saut d’obstacles :

Il faut bien s’échauffer et commencer toujours un entraînement progressivement en augmentant peu à peu la hauteur de l’obstacle.

Le principal danger est à la réception : il y a un risque de se réceptionner avec le pied de travers et de se fouler la cheville.

Il y a aussi un risque de chute, d’autant plus que le cavalier peut hésiter à lâcher son cheval pour atténuer la chute avec ses bras.

Les bénéfices du saut d’obstacle en Hobby horse :

Le saut d’obstacle avec un bâton cheval est à la fois un sport d’endurance et de puissance.

Le cavalier développe des qualités de courses à pied et travaille aussi la détente.

Le grand apport du hobby horse par rapport à la course de haie ou au saut en hauteur classique, c’est la nécessité de garder l’équilibre sans pouvoir allonger les bras qui sont occupés par la maîtrise du cheval.

Le cavalier doit garder le buste bien aligné avec le centre de gravité de soin corps sous peine de basculer et de perdre l’équilibre.

De la même manière le mouvement des jambes doit être bien maîtrisé pour ne pas déséquilibre le corps et oblige la cavalière à lâcher son cheval.

On va retrouver cette caractéristique dans toutes les disciplines du hobby horse : le cavalier devra toujours effectuer ses mouvements en maîtrisant le cheval avec ses mains.

Ainsi d’un point de vue physique, c’est comme si le haut du corps (buste, tête et bras) était dissocié du bas du corps (bassin, et jambes).

C’est comme si le bas du corps était indépendant (comme un cheval!) du haut du corps.

On voit donc que le fait de rajouter le bâton cheval n’est pas un simple accessoire visuel, ou un jouet pour faire semblant de faire du cheval.

La cavalière avec son bâton cheval doit complètement revoir sa façon de courir et de sauter par rapport à une athlète seule.